Histoire de la salle
Fernand PECOUD, ancien membre du CBP, nous a laissé ce petit historique du club que je vous livre sans modification
Le bâtiment No 25 de la rue du Vieux-Billard, où nous avons la chance d’ avoir obtenu, grâce à Monsieur Roger Dafflon, conseiller administratif de la Ville de Genève, un local spacieux pour loger le C.B.P., , a été construit dans les années 1912-1913, par la société ou Département des Œuvres sociales, comprenant sauf erreur l’Armée du Salut.
La première affectation de ce bâtiment fut, en 1914, l’hôtellerie populaire pour hommes, gérée par l’Armée du Salut, de 1914 à environ 1938.
Par la suite, l’immeuble a été acheté par Madame A. Isler, qui y installa sa fabrication de verres de montres. Cette exploitation va durer jusqu’en 1956, date de la vente du bâtiment à la société ETREA, produits pharmaceutiques. D’après des constatations personnelles, cette maison doit avoir périclité un certain temps pour en arriver en 1969 à la vente du bâtiment à la Ville de Genève, plus exactement aux Loyers et Redevances.
Les démolitions étant à la mode à ce moment là, la Ville de Genève avait acquis l’immeuble dans le but de le raser complètement. L’idée était probablement de faire de la place pour soit y construire autre chose soit aérer les environs du groupe scolaire (entrée rue Gourgas) et des salles de gymnastique (entrée rue du Vieux-Billard).
Diverses circonstances dictées par la situation générale à l’époque, notamment le fait que les crédits votés par la Ville pour ce travail ont dû être affectés à des travaux plus urgents et que des interdictions de démolitions ont été décidées à Berne ont fait que rien ne se faisait, que tout ce bâtiment restait vide, occupé seulement par les oiseaux et les rats.
Monsieur Simon, le dévoué Président du C.B.P., après avoir fouillé et refouillé les possibilités de trouver un local dans le secteur de Plainpalais, bien entendu de concert avec le conseillé administratif Monsieur Roger Dafflon, ont eu la bonne idée de voir si il y avait la possibilité de tirer parti de ce coin abandonné des humains.
Monsieur Henri Simon, placé comme personne puisque architecte de profession, a réussi à convaincre Monsieur Dafflon, que la remise en état des lieux était possible, quoique ce ne soit pas une petite affaire.
En effet, le premier coup d’œil en entrant n’était guère encourageant et j’aime mieux vous le dire, du boulot il y en a eu.
Pour commencer, il s’agissait de faire la place, le local que nous occupons avait au moins 7 compartiments, séparés par galandages, parois et vitrages, tuyauteries et conduites de toutes sortes, un vrai capharnaüm, à ne pas savoir où attaquer.
Mais enfin, avec de la bonne volonté, de la persévérance, des heures et des heures de dévouement et ce de la part d’une bonne équipe de mordus, nous sommes arrivés à ce que vous pouvez voir actuellement, c’est à dire que nous avons tout pour que le C.B.P. fasse son chemin et soit un havre reposant pour chacun.
Il me reste pour que vous soyez renseignés à vous donner l’origine du nom de la rue où le C.B.P. a enfin réussi à prendre pied.
C’est tout simplement parce qu’un certain Duc de Rohan, qui semble-t-il aimait les distractions, après avoir obtenu en 1637 l’autorisation d’ implanter sur la plaine de Plainpalais, un jeu de mail qui a d’ailleurs donné le nom de l’Avenue, a également eu l’autorisation d’installer un billard dans un chemin voisin, qui devenu le chemin du billard, puis du Vieux-Billard et enfin la rue du Vieux-Billard.
C’est une coïncidence amusante et je suis très content d’avoir réussi à rassembler ces renseignements a dessein de pouvoir vous les communiquer, en espérant qu’ils vous ont intéressés.
Fernand PECOUD, membre ancien du C.B.P.




